Histoire de Cenne-Monestiés

Les Usines

Usine à Chaux du Cammazou

Route d’Alzonne. 1920-1958 ?

Extrait de « Le Patrimoine Industriel de l’Aude » (1998)

En 1920 Création de l’Usine à Chaux du Cammazou par la Société d’Exploitation Agricole et Industrielle du Cammazou.

Elle produit une chaux très fine et très pure destinée à la fabrication de produits phytosanitaires (*)par association avec divers composants chimiques comme le soufre et le sulfate de cuivre. Divers mélanges sont commercialisés sous les noms évocateurs de Neigite, Cammazite ou Nuagite. Après des débuts difficiles et plusieurs changements de propriétaires, elle redémarre en 1927 sous la direction de J.B. Marty et se réoriente progressivement vers la production de chaux et ciment industriels. Après la deuxième guerre mondiale, l’usine est désaffectée et les bâtiments abandonnés ou transformés en habitations.

Le four présente une silhouette originale avec sa cuve cylindrique en briques réfractaires émergeant d’une halle de défournement carrée et chapeautée par un poste de chargement en pans de béton armé, contre laquelle vient s’appuyer la charpente en béton et bois de l’élévateur de matériaux (calcaire et charbon)

(*) Etymologiquement, un produit phytosanitaire est un produit qui soigne les organismes végétaux. Il s’agit d’une substance active ou d’une association de plusieurs substances chimiques ou micro-organismes, d’un liant et éventuellement d’un solvant éventuellement accompagnés d’adjuvants ou d’un surfactant. Les phytosanitaires font partie de la famille des pesticides, elle même englobée dans la famille des biocides. L’expression « produit phytosanitaire » est couramment employée dans un sens proche de produit phytopharmaceutique, défini par la règlementation communautaire, ou de produit antiparasitaire contre les ennemis des cultures défini par la règlementation française, ou encore de pesticide.

Extrait de « Une Etape Dans L’Aude Industrielle (1998)

« C’est en venant prospecter dès nappes de pétrole dans la région, au lendemain de la première guerre mondiale, que deux ingénieurs, MM. Landauer et Boncampain, ce dernier directeur actuel des Etablissements Escourrou, décidèrent de créer, en 1919, une usine; à chaux. Ils avaient: découvert, aux abords du village, des bancs de, chaux d’une extrême pureté (99,64 % de carbonate de chaux).

Voyant le parti qu’il y avait à tirer de leur découverte, ils n’hésitèrent pas à faire construire à proximité de la carrière une usine pour l’industrialisation de cette chaux.

M. Marty, l’actuel directeur de l’usine du Cammazou, est un ingénieur chimiste hautement qualifié pour mener à bien les destinées de cette entreprise qui voit s’accroître de jour en jour son activité. Le produit principal de l’usine est la fleur de chaux qui convient parfaitement pour le sulfatage des, vignes. ,

« Nous fabriquons en outre, nous déclare M. Marty, l’amendement calcaire magnésien qui obtient un si gros succès pour le traitement de terres. Dans une branche différente, nous produisons les badigeons désinfectants pour poulaillers et les enduits de façades. Quant au blanc gélatineux, que nous tenons encore à la disposition de notre clientèle, c’est un produit spécial qui nous parvient de la Marne et que nous ne faisons que traiter ».

Les débouchés que compte l’usine à. chaux du Cammazou ne sont pas négligeables. Pour la fleur de chaux, le département de l’Aude et les départements viticoles du Midi sont ses meilleurs clients. Pour les autres produits, la clientèle s’étend dans tout le Midi et la, région du Centre.

« Il y aurait des possibilités d’aller plus loin encore, précise M. Marty. La chaux de badigeon obtient actuellement un succès de plus en plus grand. En outre, une amélioration de la politique agricole favoriserait notre production. Nous ne citerons pour exemple que les zones témoins et les secteurs encouragés qui voient, augmenter la consommation de nos produits.

«  Notre industrie est fonction du développement de l’agriculture.

« Nous produisons actuellement un millier de tonnes par an et occupons 6 ouvriers, alors que, sans transformer noire usine, nous pourrions produire 4.000 tonnes et donner du travail à une vingtaine d’ouvriers ». »

Usine à Chaux Salvetat

Route de Villespy. Très ancien

Usine Bossieu

Rue des termes. Textiles. Jusqu’en 1940. Elle a brûlé avant guerre.

Usine d’Emballage Albigès

Moulin d’Huc. 1876 – aujourd’hui.

Extrait de « Une Etape Dans L’Aude Industrielle (1998)

« Prosper Grave, qui fut, vers le milieu du siècle dernier, l’inventeur des machines à confectionner les emballages en papier carton, était natif de Cenne-Monestiès. C’est ainsi que sous son impulsion des manufactures de sachets d’emballage vinrent s’ajouter dans cette localité aux industries déjà existantes. Il y a encore à Cenne-Monestiés deux manufactures de ce genre.

A vrai dire, une seule d’entre elles fonctionne, la seconde ayant provisoirement suspendu son activité. Le propriétaire de cette dernière, M. Roucayrol, âgé de 90 ans, est sans doute le doyen d’âge de la commune et en raison de sa vieille expérience, le plus vénéré de tous les habitants de Cenne-Monestiés.

La manufacture en activité est celle que dirige M. Albigès. C’est une vieille maison fondée en 1900 qui occupe six employés.

La manufacture, reçoit le carton en feuilles de divers formats et de diverses teintes. Elle transforme ce carton en boites pour tailleurs et modistes, sachets pour photographes, emballages pour pâtisserie, etc. Le carton est découpé au moyen des machines. Le pliage et le collage est fait à la main. En outre, la manufacture dispose d’une imprimerie grâce à. laquelle elle petit livrer les emballages avec l’adresse des maisons qui les lui commande. La manufacture Albigès possède de nombreux débouchés dans toute la France, ainsi, qu’en Algérie. »

Usine d’Emballages Roucayrol

Rue du Paradis. D’abord avec Albigès, ensuite seul. Arrêt ?

Usine d’Effilochage Cayre

Rue des Termes. Anciennement Bossieu. Ils ont gardé la cheminée. Construit pendant la guerre. Avait prévu une turbine. N’a marché qu’une dizaine d’années. Jusqu’en 1950 ?

Usine de Filature Escourrou

Grand Rue, en haut. Arrêtée vers 1953-1956

Usine d’Effilochage Escourrou

Rue de la Manufacture. Effilochage, Cardage, Filature. Arrêtée en 1959

Usine Lampyrique

Chemin des Usines 9.

Extrait de « Le Patrimoine Industriel de l’Aude » (1998)

L’usine construite en 1867 à Cenne-Monestiés par Bernard Daydé, foulonnier, à la place d’un ancien moulin à farine, est nommée Lampyrique, en référence à la rivière du Lampy au bord de laquelle elle est implantée et surnommée L’Empéri l’empire en occitan, par les habitants du village. Il s’agit à l’origine d’une filature complétée par deux ateliers de teinturerie et un logement d’ouvrier, mais elle devient au début du 20e siècle usine d’effilochage. Elle ne change jamais de propriétaires jusqu’à sa destruction par un incendie en 1951.

Usine Moulin Battant

Chemin des Usines 6. Il y une Pierre de 1634 et une autre de 1660. Bâtiment construit au fur et à mesure des besoins. Usine, maison du contremaitre et maison du maitre.

Extrait de « Le Patrimoine Industriel de l’Aude » (1998)

Les moulins à foulon ont été particulièrement nombreux à Cenne-Monestiés où la famille Daydé a longtemps été spécialisée dans ce travail La partie la plus ancienne du Moulin Battant (nom occitan du foulon) porte une inscription “1634 BD”, (Bertrand Daydé) et une autre la date !660.Au 19e siècle, cet établissement a comporté également un moulin à farine et une filature, au début du 20e une fabrique de sabots.

Usine Moulin de l’Héritier

Chemin des Usines 7.

Extrait de « Le Patrimoine Industriel de l’Aude » (1998)

Construction de la grande Roue Hydraulique verticale, la dernière visible dans le département, animée par une dérivation du Lampy.

Elle a probablement été réalisée lors de la transformation d’un ancien foulon en usine d’effilochage du laine par J. Lannes?

Usine Saint Pierre

Chemin des Usines 4.

Extrait de « Le Patrimoine Industriel de l’Aude » (1998)

En 1835 Pierre Barthez remplace un ancien foulon par un tissage et une teinturerie.

Ses successeurs J-P Satgé et J. Escargeuil exploitent l’usine qui sera achetée en 1900 par D. Escourrou. Elle devient alors un atelier d’effilochage lié à l’ensemble industriel rassemblé par sa famille. Vers 1930, l’activité du groupe se concentre sur le bas du village et le bâtiment devient un simple magasin. Abandonné en 1960, le bâtiment a été depuis restauré et transformé en habitation.

Par suite de la pente du versant, deux des trois étages sont situés en soubassement mais le niveau supérieur est accessible de plein pied par le haut

Mise à jour: 13 mai 2014